Étape 8 : Tombouctou – Smara

Dans la vitrine au milieu de la salle à gauche

 

En haut : à gauche : sac de femme mariée sur le revers, la croix saharienne (croix du Sud).

 

Au milieu : deux belles boucles de la sangle sous ventrière de chameau (Trarza-Mauritanie)

 

À droite : portes amulettes (Sud de la Mauritanie) colliers de perles dans lesquels le cuir n’est pas seulement un support mais joue également un rôle décoratif.

 

En bas : quelques objets en bois à décor pyrogravé ; celui de forme ovale est destiné à contenir le verre de la lampe à pétrole, le coffret contient les verres à thé et la théière.

 

Au fond à droite : l’amechcherab : sur pied, elle sert de porte-bagages sous la tente, retournée, elle sert de selle sur le chameau pour la femme et ses petits enfants

(voir reproduction à échelle réduite). A l’occasion de fêtes on présente sur l’amechcherab sous la tente des œuvres maîtresses de l’art du cuir.

 

Le décor de la natte sur le mur au fond est entièrement réalisé en cuir.

 

Dans les régions sahariennes, le travail sur cuir a un caractère très particulier et devient parfois le support d’un art véritable. On y applique des techniques aussi diverses que la teinture, l’incision, le découpage et superposition. Des motifs géométriques sont juxtaposés à des dessins en arabesques formant un véritable langage visuel.

 

Le travail du cuir est étroitement associé à l’ensemble des manifestations et actions culturelles et artistiques dans l’ensemble des communautés sahéliennes.

 Le cuir paraît même être le support matériel le plus important pour les manifestations artistiques et artisanales. Plusieurs chercheurs ont en effet remarqué que le décor sur bois et sur métal dans l’art saharien est souvent inspiré par le décor sur cuir comme c’est également le cas pour le décor mural de Oualata.

Evidemment, ce n’est pas un hasard si le cuir est la matière par laquelle l’art saharien se manifeste le mieux.

 C’est d’abord une matière noble et précieuse aux yeux des populations pour lesquelles les produits de l’élevage ont toujours constitué la principale source de vie.

 

Pour les éleveurs, comme pour les chasseurs dans les sociétés sahéliennes, les liens entre l’homme et l’animal sont si étroits que la peau de l’animal tué ou sacrifié à quelque chose de sacré.

 Alors que souplesse, légèreté, imperméabilité font du cuir une manière idéale pour la fabrication de différents objets utilitaires, le répertoire des formes utilisé pour la décoration des mêmes objets est souvent agencé dans des compositions dont l’intérêt esthétique s’harmonise parfaitement avec une puissante expression symbolique qui est en étroite relation avec la fonction utilitaire de l’objet.

 

Dans la vitrine à côté de l’escalier sont présentés de petits sacs à affaires personnelles destinés à la jeune mariée. Ils donnent une bonne idée de la variété d’inspiration qui parait liée au souci de promouvoir la fécondité de la jeune fille.